Saint-Étienne : l’ISTP a un nouveau campus
Publié : 3 avril 2025 à 15h00 par Amandine Rousset
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L’école d’ingénieurs de Saint-Étienne forme chaque année 1 400 étudiants, dont 10% viennent de la Loire. Pour répondre aux besoins des élèves et enseignants, l’ISTP a investi les anciens locaux de Manufrance. Soit plus de 8 000 mètres carrés.
"Ces locaux de Manufrance sont emblématiques à Saint-Étienne, et pour une école comme la nôtre, c’est tout à fait symbolique de se retrouver ici." L’ISTP a inauguré son nouveau campus le 20 mars, au 51 cours Fauriel. Au total, ce sont 8 500 mètres carrés en plus pour cette école stéphanoise, qui vont accueillir des salles de cours, des laboratoires et amphithéâtres. Un nouveau campus qui devenait nécessaire selon la direction.
"C’est moins une question de rénovation qu’une question de réponse à nos besoins de mètres carrés. L’ISTP s’est multipliée par 2 en 10 ans et donc, nous avions depuis plusieurs années, un besoin crucial d’espace pour accueillir dans de bonnes conditions nos élèves bien sûr, mais aussi nos équipes. Aujourd’hui, c’est aussi notre ancrage territorial qui est renforcé. Plus de 50% de nos élèves et de nos entreprises partenaires sont hors de la région AURA, nous aurions pu faire le choix d’installer un campus ailleurs, dans une autre région, mais on a choisi de s’ancrer ici", explique Anne Damon, présidente du conseil d’administration de l’ISTP.
Une volonté de féminiser la filière
Chaque année, ce sont 1 400 ingénieurs qui sont formés dans cette école, dont un peu plus de 400 dans le secteur du nucléaire. "Ce domaine, pour nous, est un sujet stratégique à part entière depuis longtemps. Nos élèves sont dans le domaine du nucléaire civil, dans des centrales où nous formons des personnes qui font de la maintenance, de l’exploitation ou du démantèlement. On espère développer cette offre avec 200 ou 300 étudiants en plus parce que l’industrie du nucléaire a besoin de compétences", affirme Cyril Faure, directeur général de l’ISTP.
Parmi l’ensemble des élèves de l’école stéphanoise, moins de 20% sont des femmes.
"Nous avons l’ambition de féminiser nos filières. On veut vraiment expliquer que le métier d’ingénieurs est aussi un métier de femmes. On souhaite que nos filières soient plus attractives, pour aller chercher des talents dont notre économie a besoin", ajoute Anne Damon.
A l’avenir, l’ISTP se concentrera sur les grands défis de l’industrie comme l’énergie, la décarbonation et le nucléaire.